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galerie dutta art ancien Chine, Japon




Galerie Dutta art ancien Chine Japon, Thailande

Art ancien Chine Japon

Rue des Etuves 21, 1201 Genève
Tel. +41 22 738 64 22
Fax. +41 22 738 57 31

ESTAMPE ORIGINALE DE HIROSHIGE - Suruga cho - Japon 1856 (Dutta-10350)

VENDU

ESTAMPE ORIGINALE DE HIROSHIGE
Japon, fin de la période Edo - 1856

Titre de l’œuvre : Suruga-cho

Série : Meisho Edo Hyakkei (Cent vues célèbres d’Edo) n°8 - Printemps

Date : Septembre 1856

Signatures : Ando Hiroshige dans un cartouche rouge

Format : Oban Tate-e (21.9 cm x 34 cm)

Conditions :  Bon état de conservation des couleurs, marges coupées.

Cette rue rectiligne aboutit au pied du Mont Fuji qui forme le centre de la composition. Il est séparé du paysage urbain par une nappe de nuages stylisés, inspirés de l’art classique japonais, et forme comme un monde à part, situé au-dessus de la mêlée du quartier commercial des environs de Nihonbashi. Le quartier de Suruga-cho s’étend de part et d’autre de la rue qui figure sur l’estampe de Hiroshige.

La vue qui s’ouvrait sur le Mont Fuji à partir de Suruga-Cho était parmi les plus célèbres d’Edo. Parmi les curiosités plus prosaïques du quartier, il faut mentionner les boutiques Echigoya qui appartenaient à la famille Mitsui. Elles étaient si nombreuses que le nom du quartier devint le synonyme d’Echigoya.

Ce sont ces boutiques que l’on voit sur cette estampe de Hiroshige. On aperçoit également la marque « Echigoya » sur les rideaux (noren) des édifices bordant la rue qui se perd à l’horizon dans les nuages stylisé. La marque commerciale des boutiques est constituée d’un cercle avec deux kanji : mitsu (trois) et i (puits). Ensemble, ils forment le nom du propriétaire : Mitsui.

La maison fut fondée à la fin du 17ème siècle par Mitsui Hachiroemon Takatoshi, originaire de la province Ise. Takatoshi s’installa dans la capitale tout jeune. D’abord, il servit dans la boutique de tissus de son frère aîné, puis, en 1673, ouvrit son propre magasin dans le quartier Hommachi aux alentours de Nihonbashi.

Les affaires du commerçant marchaient apparemment bien, avant tout parce qu’il travaillait selon un nouveau système. Ce système (genki-kakenashi) fut introduit pour la première fois dans les boutiques Echigoya : les prix y étaient fixes et le paiement s’effectuait au comptant alors que jusqu’ici, au japon, les marchandises ne se vendaient qu’a crédit. En plus, on pouvait marchander de sorte qu’au départ les prix étaient beaucoup plus élevés.

Les incendies fréquents du quartier Hommachi poussèrent Mistsui à s’installer autre part. Le choix s’arrêta sur Suruga-Cho où les magasins de l’entreprise géante Mitsui-Mitsukoshi se trouvent encore de nos jours.

Dans la partie gauche de l’estampe, on voit une boutique où l’on vend des tissus de soie. A droite, une autre boutique propose des tissus plus grossiers. La stricte symétrie de cette composition paraît insolite en comparaison avec les autres feuilles de la série. Cependant, traditionnelle pour l’art japonais, elle est déterminée par le motif lui-même. Ce genre de perspective outrée avec laquelle on représentait des vues lointaines était largement utilisée dans « l’estampe en perspective ».